Tout et rien ...

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mercredi 23 juillet 2008

C'est pas une vie...

      Je suis arrivée samedi chez Julie. J’avais déjà passé quelques petits jours chez elle avant notre road movie... ce qui m’avait permis de me rendre compte de ce qui fait sa vie. Mais là, je suis vraiment dans le (grand) bain !
      Je suis comme tout le monde, j’avais lu certaines choses sur son blog... et nous avions un peu échangé par mails... ce qui lui avait permis de m’expliquer certaines autres choses. Mais rien dans ces écrits ne donnait une juste idée de ce qui constitue son quotidien. Je crois que beaucoup (toutes) de femmes qualifierait ça d’enfer.
      J’ai beaucoup souffert pour m’adapter à ma fille, parce que je la rejetais. Ca me permet aujourd’hui de comprendre qu’elle soit à bout de nerf. Parce que si dans mon cas, les choses se sont arrangées, dans son cas, il n’y a guère à espérer ! Elle assure vraiment quand on voit ce qu’elle affronte en permanence.
      Je comprends qu’elle soit jugée par les gens qui ne savent pas. Parce que vu de l’extérieur, ses enfants sont mal éduqués. Seulement voilà, quand il s’agit d’élever des enfants, il faut avoir des principes d’éducation, mais il faut aussi que l’enfant soit en mesure de les « recevoir »... ce n’est pas le cas de ses deux « moyens » fils. Ils sont ingérables. Ce n’est pas une question d’éducation puisqu’il est évident quand ils sont calmes qu’ils en ont reçu une, et une sérieuse ! Ce n’est que leur nature qui les poussent à se battre mais sans pouvoir se passer l’un de l’autre, en permanence ! Ils occupent tout l’espace sonore et physique et poussent tout le monde à vouloir défendre son espace vital. Du coup, ils pourrissent l’ambiance en ne respectant personne, que ce soit au niveau de l’autorité ou du respect le plus élémentaire. Pourtant, il est clair aussi qu’ils ont un « gentil fond ». C’est exaspérant, usant... d’autant qu’on a envie de vivre en bonne intelligence étant donné que ce sont des gosses riches et sensibles, à leur manière. Mais ils sont durs à l’extrême ! Et ils rendent fous tout leur entourage.
      Je n’aurais pas imaginé que Julie vivait ça au quotidien. Je suis à la fois admiratrice et... « compatissante ». Elle est enfermée dans un engrenage infernal qui l’empêche de « repartir du bon pied ». Ca me parait pratiquement impossible de reprendre la situation en main sans intervention extérieure. J’ai toujours pensé que les parents ne sont pas responsables de tout... et je le vérifie.
      C’est rageant de voir qu’on ne peut pas faire grand-chose. Surtout qu’ils sont incontestablement attachants...
      Mais ils pourrissent la vie de la famille ... Et ma Juju ne mérite vraiment pas ça. Je vois que ça l’empêche de vivre... tout simplement.

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emploi du temps et dates ...

Si je suis restée un peu silencieuse ces derniers jours, c’est que j’avais oublié mon ordi chez mes beaux-parents. Du coup, je suis restée sans internet, d’autant que comme je suis chez Julie et que c’est assez « mouvementé ». Maintenant, j’ai récupéré mon ordi... (ouf !!!) ce qui ne veut pas dire que je vais forcément avoir plus de temps !!!  :-))

En ce moment, je suis donc chez Julie, je ne sais pas précisément jusque quand.
Vers mi-aout, je devrais aller en Bretagne, chez mon père.
Fin aout, je dois aller à un rendez-vous avec mon chirurgien dans le nord-est.
Et il y a la rentrée le 2 septembre (si je ne me trompe pas) et après... je ne sais pas comment je pourrai bouger.

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samedi 19 juillet 2008

Mise au point...

       Hier soir, nous sommes allés au restau. Ca m’a donné l’occasion de parler sans pression familiale autour. Pas de beaux parents, pas de fille...
      Je me suis dit que vu comme la situation devient lourdingue, c’était le moment d’agir conformément à ce que je deviens. Donc je n’ai plus essayé de me défiler.
      J’ai donc essayé de lui expliquer ce qui lui donnait l’impression d’être seul. Il me reproche de vivre seul parce que je ne suis pas souvent là et que quand je suis là physiquement, mon esprit est ailleurs. Heureusement il réalise que moi, j’ai vécu plus de dix ans comme ça avec lui. Il n’a jamais vécu avec moi. Il n’était que très peu là physiquement et toujours plongé dans ses pensées. Mais aujourd’hui, il me dit que ce n’est pas une raison pour me le faire payer. Je lui ai donc expliqué que je ne cherchais pas une quelconque vengeance, de toute façon, ce n’est vraiment pas mon fonctionnement. Mais que je lui en veux de certaines choses (que je lui ai rappelées) et que ces blessures ont besoin de temps pour se refermer. Je lui ai expliqué que j’avais beaucoup souffert et que je voulais me sortir de tout ça mais que je devais le faire seule. Et que pour ça, obligatoirement, je dois faire mon chemin personnel et que je ne peux pas le faire avec lui, ni même en tenant compte de lui et de ses besoins... qu’il devait apprendre à gérer ce qu’il est parce que moi, je l’avais assez géré en plus de mes propres problèmes.
      J’ai enfin réussi à dire que jusqu’ici, je l’avais suivi dans tous ses projets, même celui de l’adoption qui m’a fait tellement souffrir. Je lui ai dit que je comprenais qu’une femme avec qui il décidait de tout, par « obligation » puisque je ne décidais rien... qui prend soudain autant de liberté, est déstabilisante. Mais que j’y étais obligée parce que je ne veux plus souffrir parce que j’ai besoin de vivre et que je ne peux pas retourner en arrière. Je veux avancer et je ne peux le faire que seule. Je lui ai dit que si cela ne lui convenait pas, alors il pouvait décider de me quitter, mais qu’il était hors de question que je retourne sagement à ma vie en prison.
      Il a encaissé en essayant parfois de se justifier ou de me dire que j’exagérais parce que je passais trop de temps hors du foyer et que je le négligeais et que ce n’était pas comme ça qu’on allait y arriver, etc... qu’il changeait mais que ça ne changeait visiblement rien pour moi. Mais je lui ai dit que ce n’était pas parce qu’il changeait depuis quelques mois que le passé allait soudainement disparaitre...
      Au final, je lui ai donc fait comprendre que mon chemin personnel, je devais le faire seule, sans lui. Et que je ne pouvais essayer de sauver le couple que si moi, je me sentais bien. Et donc que pour le moment, je suis ma « priorité » et que notre couple (et donc lui) ne viendrait qu’après. Il a encaissé, compris (ou fait comme) et la discussion a semblé avoir un effet positif parce qu’il semble plus serein depuis. Il m’a même dit qu’il m’aimait et qu’il était fier de moi, qu’il voyait enfin la vraie femme que je suis... qu’il n’avait jamais vu avant parce que je n’étais pas moi-même.
      J’ai donc gagné du temps. Soit pour une évolution de notre couple, soit pour son chemin à lui (qu’il devra bien se décider à faire), soit vers une séparation. Je lui ai dit la vérité sur notre couple : que je ne savais pas s’il était vivable ou non.

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Retour...

       Je me sens un peu perdue. Je suis revenue dans la « vraie vie ». Je m’occupe à nouveau de ma fille. Et je fais face aux demandes de mon mari qui, devenant désireux de se rapprocher de moi, ne fait qu’augmenter les demandes diverses. Evidemment, comme souvent, la vie fait mal les choses, parce que ses demandes ont tendances à me faire fuir.

      Je viens de passer une semaine dans un style de vie qui me correspond parfaitement (pour ce que j’en sais), un style de vie dont j’ai toujours rêvé. Mais il se trouve que cette vie n’est pas la mienne. Alors je ne peux pas espérer vivre de cette façon un jour... ou alors... après des bouleversements complets et surprenants.

      Pour l’instant, je retrouve ma fille, ça c’est plutôt bien. Mais je retrouve aussi ma belle-mère qui semble m’en vouloir de quelque chose. Je crains que mon absence et mes retards n’y soient pas pour rien. Mais il y a aussi que je ne fais pas comme elle voudrait, avec ma fille. Elle n’aime pas que j’habille la puce légèrement parce qu’elle pourrait prendre froid. Il faudrait que je donne sa totosse à Cherry au moment où ma belle-mère le trouve souhaitable. Ce ne sont que des exemples sans importance mais qui montrent bien que je ne fais pas bien, selon elle. Personnellement, je m’en fous dans la mesure où ce n’est pas nouveau et qu’elle se comporte avec Cherry comme si elle était sa mère. C’est sans doute amplifié par le fait qu’elle s’en occupe beaucoup quand elles sont ensembles, d’autant plus que je n’étais pas là et que même quand j’y suis, je la laisse faire pour avoir la paix.
      Ce matin, je reconnais que j’étais un peu énervée par ses reproches silencieux, mais ça m’a passé. Je me fous de ce qu’elle pense et de toute façon, je m’en vais demain. Je me suis dit aussi que ce séjour chez Julie allait être salutaire pour Cherry que je vois devenir précieuse. Et comme ma belle-mère la surprotège, il est temps qu’elle vive un peu plus son côté « enfant sauvage ». J’ai pas très envie qu’elle devienne une « petite princesse ».

      Du côté de mon mari, il me comprend très bien parce qu’il a le même comportement de sa mère qui lui fait sentir qu’il fait « mal » avec Cherry. Donc il me soutient mais sans faire de vague et donc sans en parler avec sa mère. Mais je lui donne raison parce que ça ne ferait qu’envenimer les choses. Moi, je ne dirai rien non plus. D’autant que je sais que ma belle-mère n’est pas bien et qu’elle déprime. Quand elle est arrivée, j’ai essayé de l’aider en faisant tout dans l’appart et en la boostant un peu. Mais je vois que finalement, j’ai bien tort de me tracasser pour quelqu’un qui ne se tracasse pas pour moi. Donc je ne me prends plus la tête. Et l’idée que ce sont peut-être les dernières vacances que je passe ici m’aide... Je crois que c’est surtout un espoir.

      Mon mari est mal aussi. Un tchat avec Julie lui a mis de méchants doutes sur le fait qu’il puisse un jour me « récupérer ». Depuis, il cogite trop pour ce qu’il est. Il angoisse beaucoup, je crois. Je le comprends tellement ! Mais je ne vois pas bien quoi faire. Je ne peux pas réellement le rassurer. En même temps, je me sens mal de le voir comme ça. Il a encore pleuré hier, et quoi faire ? Rien. Je me sens impuissante et « moche ». un peu comme d’habitude, quoi.
      J’ai l’habitude de passer pour la chieuse de service. Et j’aime pas. J’ai beau avoir une image de femme décidée, dure, etc... je ne le suis pas du tout. Et je déteste ça.
      
      Replonger dans tout ça après mon passage chez un « clone »... me fait bien étrange.

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Merci Nerilka ! ...

          

Une image trouvée par Nerilka qui lui a fait pensé à nous... allez savoir pourquoi ! ;-)

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(trouvée là)

                     

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vendredi 18 juillet 2008

Le mythe Avalon...

             

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(photo de Kyrann)

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Entre femelles...

            

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(photo de Kyrann)

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L’idéaliste et la sulfureuse...

             

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(Vladimir Kush)

                

      Ecrire son âme et son cheminement. Ecrire pour se chercher, pour enfin se trouver. Ecrire pour faire part de son expérience et son vécu. Ecrire pour échanger. Ecrire pour se voir, soi. Ecrire pour chercher son reflet dans la lecture des autres. Ecrire en oubliant qu’on est homme, animal instinctif et cérébral. Ecrire pour fixer la mémoire de soi. Ecrire pour oublier les peurs et les angoisses. Ecrire avec l’idée que le sérieux est une valeur. Ecrire pour soi, pour les autres en fonction de soi et des autres. Ecrire sans choquer, avec réserve et adaptabilité. Ecrire en oubliant de regarder les autres mais sans oublier qu’ils regardent. Ecrire pour comprendre les autres, enfin savoir comment se comporter avec cet étranger, pour lui plaire.
      Ecrire en retrait de la vie... pour mieux s’y élancer.

      Ecrire son âme et son cheminement. Ecrire pour se chercher, pour enfin se trouver. Ecrire pour s’exprimer. Ecrire pour échanger. Ecrire pour se voir, soi. Ecrire pour chercher son reflet dans la lecture des autres. Ecrire pour se rappeler qu’on est femme, animal instinctif et cérébral. Ecrire pour fixer la mémoire de soi. Ecrire pour oublier les peurs et les angoisses. Ecrire pour oublier que le sérieux est une valeur. Ecrire pour soi, pour s’affranchir des autres. Ecrire sans se soucier de choquer. Ecrire en regardant les autres en oubliant qu’ils regardent. Ecrire pour comprendre les autres, et apprivoiser ce qu’on est soi-même.
      Ecrire pour entrer dans la vie... pour vivre enfin.

      Si semblables et différents que même eux, pourraient se perdre dans l’énumération de leurs ressemblances, tout en s’observant opposés. Avec une image si différente aux yeux de leurs lecteurs qu’on ne soupçonnerait pas qu’ils se ressemblent autant... Qu’il ne pouvait pas le soupçonner... alors qu’elle le sentait intuitivement.
      Une relation si évidente qu’elle se vit facilement et simplement mais qui n’accepte pourtant aucune définition, aucune catégorisation. Les mots sont impuissants à la définir mais la remplissent de sens, de débats et d’échanges.
      
         

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jeudi 17 juillet 2008

Départ...

      Ca y est, je suis enfin partie. Je suis même arrivée.

      Ce matin, quand il est parti travaillé, je ne l’ai pas suivie jusqu’à sa voiture... mais je suis sortie pour l’entendre rouler sur les cailloux. Et j’ai senti mon ventre se tordre. Je suis rentrée pour préparer le reste de mes affaires. J’ai senti une tension intérieure monter d’un cran. Quand j’ai démarré, j’ai senti que j’allais craquer. Et ça n’a pas raté... les larmes ont commencé à couler en descendant le petit chemin jusqu’à la route.
      Je suis restée une semaine... et c’est un peu comme si j’y avais toujours été, en même temps que quelque chose de tout nouveau qu’on apprend à découvrir.

      Ici, je me sens étrangère. Je n’ai pas eu de mauvais accueil. Tout est encore dans le non-dit. Mon mari n’a rien dit de spécial...
      En revanche, il commence...

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mercredi 16 juillet 2008

Retour prévu...

      
       Quand on a parlé de notre petit voyage, l’image de Thelma et Louise est venue tout naturellement. Mais on s’est dit que nous ne finirions pas de la même façon. En le disant, je me suis dit que finalement, peut-être que la fin symbolique serait la même.
      Si les deux héroïnes choisissent cette fin, c’est tout simplement parce que le retour à leur vie d’avant leur paraissait impossible. Et je vois aujourd’hui que c’est extrêmement difficile de renoncer à la liberté à laquelle on a gouté. J’ai du mal à retourner à ma vie « normale ». Je sais que je ne suis plus la même. Je sais qu’au fur et à mesure que mon évolution se poursuit, j’ai de plus en plus de mal à poursuivre ma vie de femme mariée et mère de famille sage et rangée. D’un côté, elle m’est moins pénible parce que j’ai des compensations, mais d’un autre côté, je me sens mal (extrêmement) dans le mensonge. Donc il devient clair que je vais devoir agir et sans doute plus tôt que je n’aurais préféré. A moins que je ne puisse réintégrer mon rôle social... je ne sais pas trop.
      Je me sens seule par rapport aux choix qui s’imposent à moi. Ce qui est normal. C’est ma vie et personne ne peux m’aider à choisir. Même si je sais que certaines personnes peuvent m’aider. Mais je crois que je me sens seule surtout par rapport au rôle de la méchante que je suis en train d’endosser. Celle qui part est forcément la « mauvaise »... alors comme en plus j’ai toujours eu le mauvais rôle dans mon couple... ça ne m’allège pas le poids. D’un autre côté, j’ai l’impression qu’après toutes ces années où je suis passée pour l’empêcheuse de tourner en rond et la rabat-joie... je suis un peu blindée. J’ai appris à assumer mon mauvais rôle... et je pense que ça m’aidera.
      J’aurais tellement aimé pouvoir me séparer avec l’ « aide » de l’autre. Se séparer dans l’amitié. Je n’aime pas faire du mal à quelqu’un que j’aime autant que lui. Je n’aime pas le décevoir et le voir malheureux parce qu’il sent que je lui échappe et que j’ « exagère » en restant partie si longtemps. J’entends le reproche quand il me dit qu’il est souvent seul. Mais je me suis sentie tellement « crever à petit feu » dans ma vie que je ne sais plus comment arrêter ce qui se passe pour rentrer sagement chez moi.
      Depuis quelques mois, je reçois plus que je n’ai jamais reçu de toute ma vie. Et je n’arrive plus à retourner en arrière. J’en oublie à quel point j’ai été mal, à quel point j’ai voulu mourir, à quel point j’évitais la vie parce que tout me faisait souffrir. Aujourd’hui, je me sens heureuse où je suis... et je me sens malheureuse de le prévenir que je recule encore d’une journée, mon retour. Je déteste son rejet de moi parce que je le déçois. Mais en même temps, je n’arrive pas à me raisonner. Alors je reprends ce mauvais rôle que j’ai toujours eu. Si je me fous de l’opinion des autres, je n’aime vraiment pas être à l’origine de leur peine ou déception. Je suis encore tiraillée entre mes « obligations » et mon envie de vivre.
      Alors je me retrouve comme une andouille à pleurer devant mon clavier en sachant fort bien que c’est de ma faute... parce que comme elle dit, je charrie et j’exagère. Je le reconnais. Mais j’ai tellement de mal à renoncer à ce que la vie peut offrir d’agréable et auquel je n’ai jamais eu accès.
      J’aimerais bien qu’on me dise « profites-en »... mais je sais très bien qu’on ne me le dira pas, qu’on ne peut pas... que je ne suis pas raisonnable et que j’exagère. Alors je me lamente sur mon sort... mais je crois que ces larmes sont nécessaires. Je sais maintenant qu’il fallait qu’elles coulent parce que je ne peux pas rentrer dans ma vie « normale » sans replonger dans la tristesse et l’auto-contrôle qu’elle représente pour moi. Alors la tristesse que je ressens est comme un « sas de décompression »... qui me permet de passer du bonheur et de la liberté dans un état de résignation qui va me permettre de revenir à ma « famille ».
      Je me sens coupable d’être heureuse. C’est ce qui m’a certainement maintenue longtemps dans cette vie. Et je sais que c’est ce qui me fera retourner. Sans cette culpabilité, je n’y reviendrais pas. Il me fallait donc qu’on me mette le « nez dedans » en me montrant que j’ « exagérais »...
    

Posté par Kyrann à 15:09 - Le cours de mes pensées... - Commentaires [3] - Permalien [#]
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